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Le pionnier de l'aide à la navigation par le cartographie est Navionics. Ce célèbre système de carte électronique qui se dit lui même " the leader in electronic charts" est très efficace mais très rudimentaire d'aspect. A cette époque  les processeurs n'étaient pas très rapides et donc les détails n'avaient pas droits de cité. Comme les GPS avaient une précision tout a fait relative, tout cela n'avait pas d'importance.
Le système GPS a beaucoup évolué en technique et en prix, et nous avons assisté à l'éclosion de nombreux logiciels de navigation avec cartographie électronique. Navionics reste néanmoins incontournable.

Les logiciels de navigation électroniques sont en général diffusés par des fabriquants de cartes électroniques car le but est de vendre des cartes électroniques et non pas un logiciel. Evidemment un logiciel de chez "machin" ne lit pas les cartes de chez "machine". Bonne blague, une carte électronique coûte environ une fois et demie le prix d'une carte papier. Donc petit calcul rapide : nombre de cartes à bord multiplié par …... OK vous avez compris ?

Et notre SHOM national. Notre Shom a aussi son logiciel, le fin du fin des logiciels, mais plus approprié à des pétroliers qu'à nos frêles embarcations. Néanmoins la plus part des cartes électroniques vendues en France sont des copies de cartes du Shom, copie réalisées avec plus ou moins de succès. Regardez bien les dates des relevés des cartes du Shom. Le travail est merveilleux mais les relevés ont été souvent réalisés avec des instruments qui n'avaient pas la précision de nos gps actuels. Alors ne vous étonnez pas si un caillou s'est un peu déplacé. Le fait de mettre des belles couleurs sur une carte et de la projeter sur un bel écran d'ordinateur ne la pas plus précise. Et le temps que notre Shom refasse toutes ses cartes, et bien il va falloir un peu patienter.

Alors la navigation électronique, çà vaut pas un clou ?

En mer il y a deux nécessités primaires :

Savoir où sont les obstacles sur la mer
Savoir où sont les obstacles sous la mer

Ensuite il y a deux nécessités secondaires :

Savoir ou on est
Savoir ou on va

Il faut se garder de l'éternelle guéguerre  entre les anciens et les modernes. Chaque époque a ses avantages et ses inconvénients. On critique facilement ce que l'on ne connaît pas: ceux qui ont traversé le rail d'Ouessant avec et sans radar ont vite compris l'intérêt du radar. Prendre le chenal de l'Aberwr'Ach avec un brouillard comme il savent le fabriquer là bas peut devenir rapidement un cauchemar . Avec un sondeur efficace  et beaucoup d'adrénaline on s'en sort. Evidemment si madame est à bord et qu'on l' avait embarqué pour une croisière de rêve, c'est le début d'une croisière houleuse…La même entrée avec un radar, j'ai essayé : on a planté des cailloux partout dans ce coin là. Je crois même qu'on en voit encore plus au radar . Avec une cartographie électronique correcte et un gps, il reste un certain suspense mais quel bonheur : on sait ou sont les obstacles sous et sur la mer; on sait ou on est et ou on va. L'électronique nous permet une navigation plus confortable et plus sure, pourquoi  ne pas en profiter. Maintenant il restera toujours des amateur pour la roulette russe ,le saut à l'élastique, et la traversés de l'atlantique avec une planche à voile. Chacun son truc!